Etudes sur le partage de fichiers

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Rapports

Le Rapport de Jean Cedras sur la riposte graduée, enterré par le cabinet de Renaud Donnedieu de Vabres lorsqu'il était en poste au ministère de la culture

Etudes

-Cette " étude de 2007 commissionnée par le gouvernement canadien, démontre que les utilisateurs de logiciels peer-to-peer achètent plus de musique que ceux qui n’échangent pas.

-Cet " article de news.com explique qu’un ré-équilibrage entre petits et gros acteurs du marché du disque serait déja perceptible, sous l’influence des réseaux peer-to-peer.

-Cette tendance semble être confirmée par une étude de 2004 de D.Blackburn, doctorant de Harvard " On-line piracy and Recorded Music Sales. Cette étude, bien que ne prenant pas en compte la reprise des ventes de CD aux USA pour l’année 2004 (suite à une légère baisse des prix de vente), est assez précise sur la dynamique des ventes de CD. Un tableau page 32 est assez parlant sur le fait que les 75% plus "petits" artistes des ventes ne seraient absolument pas affectés par le téléchargement, et que seul les 25% les plus vendus en soufriraient.

-En outre une " étude récente réalisée conjointement par l’UFC et un laboratoire de recherche de l’Université Paris XI , sur " Les habitudes de copiage des français, présente des " résultats détaillés évocateurs sur l’impact quasiment nul de la copie sur les comportements d’achat.

-Ces résultats semblent confirmer cette étude de 2004 de la Harvard Business School, " "The effect of file sharing on record sales - An empirical analysis", qui a pourtant été critiquée depuis, car ne comparant que le téléchargement à une semaine donnée aux ventes de CD à cette même semaine. D’autres études sont plus pessimistes : Celle de 2003 effectuée par la FNAC [[#nb1" name="nh1" id="nh1" class="spip_note" title='[1] si quelqu'un a un lien vers l'étude, je suis preneur (...)' >1]], basée sur des entretiens avec de nombreux acteurs du secteur de la musique, montre que sur les 15% de baisse du marché français en 2003, le peer-to-peer n’est responsable que de 2 à 3 points de baisse.

-La thèse d’économie de Eric Boorstin, de l’université de Princeton, " "Music Sales in the Age of File Sharing" pousse très loin le détail de l’analyse économétrique. Elle conclut que le p2p aurait un impact négatif sur les achats de CD par les plus jeunes, mais un impact positif sur les achats des plus agés, et que les deux effets cumulés donneraient un effet neutre, sinon positif. E.Boorstin détaille en outre les nombreux chiffres des ventes de disques (interessant de voir le doublement du chiffre d’affaire entre 1983 et 1993 par exemple, ainsi que les cycles de vie des différents supports) et énonce les diverses causes qui pourraient être à l’origine des baisses des ventes de CD constatées récemment : fin de vie du support CD, dernieres cassettes audio vendues, nouveaux usages sociaux, choix artistiques des majors de moins en moins risqués, etc.

-Axée principalement sur la mesure du nombre d’utilisateurs de p2p, dans ses différents pays, ainsi que d’autres mesures purement factuelles (nombre d’utilisateurs partageant, évolution de ce nombre, etc.), cette étude de l’OCDE " "Peer to Peer Networks in OECD Countries" semble assez objective. Bien que restant neutre sur l’impact qu’aurait le p2p sur la ""crise"" de l’industrie du disque, elle met en lumière de nombreuses applications commerciales rendues possibles par ces technologies.

-Sur le rapport des artistes (enfin ceux qui ne sont pas manipulés par leur producteur) aux technologies de l’information, une étude du Pew Internet and American Life Project, intitulée " "Artists, Musicians, and the Internet", démontre que sur 2755 artistes interrogés, 3% pensent qu’"Internet rendrait difficile de protéger son art contre le piratage ou les utilisation non autorisées", contre 79% qui pensent que ça n’aurait aucun effet (voir p.24 de l’étude). Ils semblent en revanche être nombreux à voir la distribution par Internet comme une source supplémentaire d’opportunités, de promotion voire de rémunération.

-Enfin, afin de prendre un peu de recul historique par rapport aux sanglots des industriels du disque, un remarquable travail de Marc Bourreau (Economiste, maitre de conférence à l’ENST, Département EGSH / Department of Economics et CREST-LEI.) et Benjamin Labarthe-Piol, " "Le peer to peer et la crise de l’industrie du disque : une perspective historique" démontre que depuis sa création, l’industrie du disque a de nombreuses fois hurlé que "XXXXX va tuer l’industrie du disque" (remplacer "XXXXX" par "le piano mécanique", "la musique à la radio", "la cassette audio", etc.). L’étude explique que si l’industrie n’a jamais disparu c’est parce qu’au bout d’un certain temps elle a toujours fini par s’adapter aux innovations technologiques.

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