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{{citation bloc|La musique demain sera gratuite, et ses professionnels la savent déjà. Mais un contenu gratuit ne veut pas dire qu'il n'y a pas de modèle économique: les revenus viendront des concerts, de la publicité, de l'équipement.|Jacques Attali, économiste et écrivain | au Midem de Cannes, le 20 janvier. Libération samedi 27 et dimanche 28 janvier 2007, page 3.}}
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{{citation bloc|A la fin du XVIIIe siècle, les lois sur les droits d'auteur ont été écrites pour protéger les créateurs contre les marchands. Au milieu du XIXe siècle, telle fut aussi la raison d'être des premières sociétés d'auteurs. Voilà qu'on prétend les utiliser pour protéger les marchands contre les créateurs !|Jacques Attali, économiste et écrivain | [http://www.lexpress.fr/actualite/high-tech/hadopi-une-loi-absurde-et-scandaleuse_745851.html L'express.fr]}}
 
{{citation bloc|A la fin du XVIIIe siècle, les lois sur les droits d'auteur ont été écrites pour protéger les créateurs contre les marchands. Au milieu du XIXe siècle, telle fut aussi la raison d'être des premières sociétés d'auteurs. Voilà qu'on prétend les utiliser pour protéger les marchands contre les créateurs !|Jacques Attali, économiste et écrivain | [http://www.lexpress.fr/actualite/high-tech/hadopi-une-loi-absurde-et-scandaleuse_745851.html L'express.fr]}}
  

Revision as of 00:48, 18 April 2009

Ce qu'ils en pensent ...

Artistes

Billy Bragg

«  L’industrie du disque en Angleterre souhaite criminaliser notre public qui pratique le téléchargement illégal. Si nous la suivons dans cette voie, nous ne ferons que participer à une politique protectionniste. (…) Les artistes doivent disposer des droits sur leur propre musique, et décider eux-mêmes s’ils souhaitent la distribuer gratuitement ou s’ils veulent être rémunérés.” »
    — Billy Bragg (mars 2009), interview lesinrockuptibles


Léo Ferré

«  L'éditeur, l'éditeur, n'oubliez pas ce que je vous dis. Les éditeurs de musique sont des immenses proxénètes, à cela près que nous n'allons pas sur le trottoir. »
    — Léo Ferré (1984), Entretiens avec P. Bouteiller


Victor Hugo

«  Le livre, comme livre, appartient à l’auteur, mais comme pensée, il appartient - le mot n’est pas trop vaste - au genre humain. Toutes les intelligences y ont droit. Si l’un des deux droits, le droit de l’écrivain et le droit de l’esprit humain, devait être sacrifié, ce serait, certes, le droit de l'écrivain, car l’intérêt public est notre préoccupation unique, et tous, je le déclare, doivent passer avant nous. »
    — Victor Hugo (1878), Discours d’ouverture du congrès


Paulo Coelho

«  Les gens disent chez les éditeurs, que le piratage c'est bon. Moi dans mon cas, j'ai mis tous mes livres en piratage sur mon site. Et qu'est ce que ça a donné ? Ça a donné que les ventes ont monté. »
    — Paulo Coelho (décembre 2008), interview de l'express


Gilbert Montagné

« 

Au sujet de la crise d'Internet, c'est l'industrie musicale qui a été aveugle car ils n'y ont pas cru au départ. On ne peut pas se plaindre d'un incendie quand on a donné des allumettes à l'incendiaire. S'ils avaient pris les précautions à prendre, ça ne serait pas arrivé. [...] quand on a la possibilité de télécharger des titres gratuitement, comment voulez-vous qu'on ne le fasse pas ? C'est évident.[...]

Les majors n'existeront plus dans quelque temps et il faut savoir se recycler. Ce n'est pas affolant, ça ne me fait pas peur du tout. »
    — Gilbert Montagné (Août 2008), ozap.com


Autres

Olivier Hascoat

«  Au début, l’industrie musicale a lutté contre le CD [...] On pensait que le son analogique était meilleur. »
    — Olivier Hascoat, Directeur Général de MySpace France., rue89


Vincent Demarthe

«  Les majors ont vraiment manqué de vision, elles n'ont pas du tout compris ce qui était en train de se passer. [...] Les maisons de disque ont très vite considéré Internet comme un ennemi, ce qui leur a fait prendre 7-8 ans de retard. »
    — Vincent Demarthe, manager de Rohff et ancien d’EMI, rue89


Brian Message

«  [...]la musique diffusée ou téléchargée gratuitement en ligne a une vraie valeur économique, [...] il serait absolument faux de dire que sa valeur est égale à zéro  ! À partir de cette gratuité, il devient possible de fidéliser le public, de vendre des places de concerts, des collectors, etc. Les maisons de disques qui restent focalisées sur la seule activité de vente de musique enregistrée risquent de compromettre la carrière de leurs artistes. C’est peut-être paradoxal, mais la gratuité fait désormais partie du business de la musique. »
    — Brian Message, co-manager de Radiohead, Écrans.fr


Alain Suguenot

«  Quand on voit que demain, il sera possible de fournir des salles de cinéma par satellite et avec tous les moyens de piratage possibles, je crois que c’est aller contre même l’intérêt des auteurs que de se voiler la face et de continuer à dire qu’on va réprimer. Si l’on veut rémunérer normalement, et si l’on veut une diversité culturelle, nous devons avoir en tête que l’avenir, c’est aussi la possibilité pour les internautes de télécharger. »
    — Alain Suguenot, député de Côte d'Or, PCInpact.com


Jacques Attali

«  La musique demain sera gratuite, et ses professionnels la savent déjà. Mais un contenu gratuit ne veut pas dire qu'il n'y a pas de modèle économique: les revenus viendront des concerts, de la publicité, de l'équipement. »
    — Jacques Attali, économiste et écrivain, au Midem de Cannes, le 20 janvier. Libération samedi 27 et dimanche 28 janvier 2007, page 3.


«  A la fin du XVIIIe siècle, les lois sur les droits d'auteur ont été écrites pour protéger les créateurs contre les marchands. Au milieu du XIXe siècle, telle fut aussi la raison d'être des premières sociétés d'auteurs. Voilà qu'on prétend les utiliser pour protéger les marchands contre les créateurs ! »
    — Jacques Attali, économiste et écrivain, L'express.fr


«  Cette loi est absurde et scandaleuse. Absurde, parce que les vrais artistes n'ont rien à perdre à faire connaître leurs oeuvres, ce qui leur attire de nouveaux spectateurs et les protège, à terme, contre l'oubli. Scandaleuse, surtout, parce que, pour une fois qu'on peut fournir quelque chose gratuitement à la jeunesse, première victime de la crise, on préfère engraisser les majors de la musique et du cinéma, devenues aujourd'hui cyniquement, consciemment, les premiers parasites de la culture. »
    — Jacques Attali, économiste et écrivain, L'express.fr


George Bernard Shaw

«  Si tu as une pomme, que j'ai une pomme, et que l'on échange nos pommes, nous aurons chacun une pomme. Mais si tu as une idée, que j'ai une idée et que l'on échange nos idées, nous aurons chacun deux idées. »
    — George Bernard Shaw, écrivain irlandais (1856 – 1950), [1]


Mike Godwin

«  Je suis tout le temps soucieux au sujet de mon enfant et d'Internet, bien qu'elle soit encore trop jeune pour se connecter. Voilà ce qui m'inquiète. Je redoute que dans 10 ou 15 ans elle vienne me voir et me demande "Papa, où étais-tu quand ils ont supprimé la liberté de la presse sur Internet ?" »
    — Mike Godwin


Albert Einstein

«  Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire. »
    — Albert Einstein


Gilles Sainati & Ulrich Schalchli

«  La sureté n'est nullement le droit d'être protégé par l'État contre les agressions des particuliers. Ce droit-là existe même dans les sociétés non démocratiques. La sureté, c'est le droit de ne pas être inquiété par les agents publics pour des actes qui n'auraient pas été préalablement prohibés par la loi, c'est la certitude de ne pouvoir être jugé que conformément aux règles de procédures pénales en vigueur et de n'encourir que des peines prescrites par la loi. En un mot, la sureté est une garanti des individus contre l'arbitraire du pouvoir et de ses agents.C'est la sécurité du Droit. Elle est donc exactement le contraire de l'accroissement de la puissance de la police que réclament et obtiennent les dirigeants politiques de droite comme de gauche depuis plus de dix ans »
    — Gilles Sainati & Ulrich Schalchli, La décadence sécuritaire, édition la fabrique